Sujet de l’article : Que faire quand on apprend qu’on a un cancer

Au début, il y a eu le diagnostic du cancer

 

Quand j’ai appris que j’avais ce fameux cancer du sein triple négatif de grade 3, j’ai bien cru que toute ma réalité s’effondrait. Et je me suis évidemment posée très vite la question que toute personne se pose quand on lui dit qu’elle a un cancer : J’ai un cancer, OK. Mais je fais quoi maintenant ? C’est quoi les prochaines étapes ?

Évidemment, ma toute première réaction, après avoir balancé le diagnostic par téléphone à mon homme puis à ma mère tellement j’étais assommée, ça a été de prendre mes clics et mes clacs et de m’enfuir au bord de la mer, dans un hôtel spa où je me rendais une fois tous les deux ans quand j’en avais marre d’être en mode survie. Et là-bas, je me suis demandée : J’ai un cancer, un très agressif en plus, alors je fais quoi maintenant ?

J’ai d’abord ressenti de la terreur, et des angoisses, mais au fil des heures et des premiers jours suivant ce diagnostic de cancer du sein qui allait changer ma vie, j’ai commencé à laisser émerger une petite voix que j’avais trop longtemps ignorée : mon intuition. Elle, elle savait déjà ce qu’il fallait faire, les prochaines étapes à suivre pour enclencher mon chemin vers la guérison. Alors je l’ai suivi. Assise au bord d’une piscine d’un SPA anonyme, j’ai couché sur le papier ce qui me passait par la tête. Et sans trop savoir ce que je faisais à l’époque, j’ai commencé à identifier les 5 premières actions que j’allais enclencher suite à ce diagnostic en apparence dévastateur. Mais en apparence seulement…

 

Cancer je fais quoi

 

1. Je suis devenue l’actrice numéro 1 de ma guérison

 

Personne ne sait mieux que moi ce qu’il me faut

Chaque personne est unique et j’ai très vite compris de manière naturelle que j‘étais la seule personne à savoir ce qu’il me fallait, ce qui était bon pour moi et qu’il était absolument indispensable de devenir pleinement actrice de ma santé et de ma guérison si je voulais répondre à l’alerte que mon corps venait de m’envoyer en pleine figure : un cancer du sein triple négatif bien agressif. Nous sommes tous différents et chaque cancer est différent. Donc je pense que chaque parcours de soins doit l’être également. Il n’y a rien de plus important que d’écouter ses propres besoins et son intuition. AU fond de nous, nous savons déjà ce qu’il nous faut pour guérir. Encore faut-il se mettre à l’écoute.

J’ai appris à des questions et à dire oui ou non

Au début, j’avais peur de dire quand j’étais contre quelque chose. Mais c’est vrai que dès le début de mon parcours dans les traitements conventionnels, je me suis mise à poser beaucoup de questions. J’avais besoin de comprendre pourquoi tel traitement, pourquoi telle piqure, quels seraient les effets de ceci et ce que je pouvais faire pour cela. Au point qu’une infirmière m’a dit gentiment un jour qu’elle était soulagée de ne pas avoir dix patients comme moi. J’ai pris ça pour un compliment. J’ai appris à me positionner par rapport à l’équipe médicale, à dire quand je n’étais pas d’accord avec telle chimio ou tel spécialiste.

J’ai appris au fur et à mesure à poser mes limites et à faire mes propres choix éclairés. C’est sûr que je n’étais pas la patiente la plus docile, mais certainement la plus au courant de toute la clinique 🙂 J’ai la conviction qu’il faut trouver le juste milieu entre écouter les conseils de ses médecins, et faire ensuite le tri pour effectuer les choix les plus éclairés par rapport à qui vous êtes eu fond de vous.

Le conseil que je me donnerais aujourd’hui

Si c’était à refaire aujourd’hui, je referais exactement la même chose. Alors que faire quand on apprend qu’on a un cancer ? Je poserais toujours autant de questions et je remettrai toujours autant en doute chaque parole des médecins. Je ne compte plus le nombre de fois où des spécialités se sont trompés à mon sujet. Il ne s’agit pas de travailler contre eux, mais simplement de ne pas prendre tout ce que dit une personne en blouse blanche pour argent comptant. Ce ne sont que des humains. Et ils se trompent aussi souvent que les autres, croyez-moi. Avant toute chose, il faut trouver des interlocuteurs en qui vous avez confiance et qui sont ouverts à l’échange et à la discussion.

 

2. J’ai accepté le cancer comme un défi pour évoluer

 

J’ai réfléchi au pourquoi j’en étais arrivée là

On n’attrape pas un cancer comme on attrape un rhume. Un cancer prend un certain temps à se développer dans un corps, souvent même des années. Quand je me suis assise à une table, le lendemain de mon diagnostic de cancer, j’ai décidé d’analyser le pourquoi de cette maladie. Le corps n’est qu’un reflet de nos pensées, de notre esprit. Quand notre esprit va mal, quand nos émotions sont négatives, cela se répercute dans le corps. Et comme par hasard, pour ma part, le cancer au final était pour moi une évidence. Pourquoi ? J’étais jeune maman, en burn-out complet, en mode survie depuis des années.

J’ai accepté que mon esprit avait fabriqué la maladie pour m’alerter

J’avais constamment des pensées négatives de stress, d’angoisses et de peurs depuis au moins trois ans… Tu parles que mon organisme était du coup au bout du rouleau ! Pour moi, avec ce cancer agressif, c’était simplement mon corps qui exprimait ce que mon esprit ressentait. Aujourd’hui, je sais ceci : nous sommes tous responsables de la maladie que nous créons dans notre organisme. Responsable, oui, mais pas coupable ! C’est notre esprit qui créé le cancer pour refléter nos états d’âme, selon moi.

J’avais créé le cancer, donc je pouvais le guérir

Mais la bonne nouvelle, c’est que si nous croyons que ce sont nos pensées négatives qui créent la maladie, alors cela signifie qu‘en cultivant des émotions positives, nous sommes en mesure de changer la donne. Nous avons le pouvoir de favoriser le processus de guérison en changeant notre état d’être, en changeant notre façon de penser et de voir le monde.

Le conseil que je me donnerais aujourd’hui

Dès le début, je m’entraînerais chaque jour, plusieurs fois par jour, à modifier mes émotions. Je m’efforcerais de changer mes peurs en espoir, mes angoisses en sérénité et mes peines en joie. Et je pratiquerais la gratitude autant que possible. Le cancer n’est ni plus ni moins un défi formidable pour renaître, c’est juste que ce défi est brillamment déguisé en épreuve en apparence insurmontable.

 

3. Je me suis constituée une équipe de personnes ressources

 

Pourquoi s’entourer de personnes ressources ?

L’une des toutes premières choses que j’ai faites sans même y réfléchir, ça a été de me constituer une petite équipe de personnes repères sur lesquelles je pourrais compter sur mon chemin de guérison. Ici, je n’inclue pas ma famille, mais uniquement des personnes amenées à m’accompagner au niveau santé. Cette petite équipe a évolué au fur et à mesure que j’ai moi-même passé les étapes et appris à me connaître. À chaque nouvelle étape de mon parcours de soins, j’ai trouvé les personnes qui me correspondaient. Cela m’a permis de combiner les traitements conventionnels avec une véritable approche intégrative complète.

En tout premier lieu, ma voisine bouddhiste

Ma toute première personne ressource que je suis allée chercher, c’est ma voisine bouddhiste. Je savais qu’elle pratiquait depuis une vingtaine d’années, et j’avais envie de me mettre à la méditation depuis longtemps. Mais comme tout le reste, je repoussais sans arrêt, car en mode survie, on ne fait jamais ce que notre âme nous réclame. Alors oui, mon premier réflexe, deux jours après avoir appris que j’avais un cancer, ça a été d’aller la voir et de lui demander de m’apprendre les rudiments de la respiration consciente. Elle m’a enseigné quelques exercices très simples pour commencer, mais qui ont été la toute première étape de mon cheminement vers la spiritualité. Et la guérison.

J’ai trouvé un médecin acupuncteur

D’abord, je me suis mise en quête d’un médecin acupuncteur formé à l’accompagnement des patients en oncologie. Vous pouvez par exemple commencer en jetant un œil dans cet annuaire des médecins acupuncteurs. Puis il faut les appeler et voir lesquels ont reçu cette formation spécifique. Cela m’a permis de bénéficier d’une séance d’acupuncture chaque semaine, avant même le début des traitements de chimiothérapie, puis ensuite pendant plusieurs mois. Comme j’avais choisi un médecin acupuncteur, je ne payais la séance que 9 euros. Et je peux vous dire que ça vaut vraiment le coup. J’ai pu amélioré mon système immunitaire, booster les globules blancs, éviter les neuropathies, etc. Il n’y a que sur les nausées où on a tout essayé, mais cela n’a jamais marché. Mon esprit a été plus fort sur ce coup-là.

 

médecin acupuncteur

 

Ensuite ma kinésiologue

J’avais déjà commencé quelques mois avant à voir une kinésiologue vraiment super et j’ai donc continué à  me faire suivre par elle. Elle m’a beaucoup aidé dans la gestion du stress, à rééquilibrer mon énergie et aussi à choisir une autre personne ressource en ostéopathie par la suite. Si vous n’avez aucune idée de ce qu’est la kinésiologie : il s’agit d’une technique de rééquilibrage psychocorporelle qui utilise le test musculaire pour connaître le fonctionnement d’une personne et l’aider à lever ses déséquilibres.

Puis j’ai rencontré ma gynécologue naturopathe

Une amie m’a référé à une gynécologue homéopathe reconnue dans le milieu du cancer pour suivre beaucoup de femmes malade. Le Docteur Bérengère Arnal a été une personne ressource très précieuse pour moi. Notamment grâce à sa casquette de médecin, mais aussi de naturopathe et homéopathe.

J’ai ensuite trouvé mon ostéopathe énergéticien

Ma kinésiologue connaissait un bon réseau de thérapeutes de médecines douces et c’est elle qui m’a mise en relation avec un ostéopathe énergéticien qui m’a aussi beaucoup apporté. Pour moi, il a été tout naturel de combiner les traitements complémentaires avec une approche de guérison énergétique. Cela a été l’un des facteurs déclencheurs à mon éveil spirituel, en complément de la pratique de la méditation.

Que faire quand on apprend qu’on a un cancer  : le conseil que je me donnerais aujourd’hui

N’attendez pas pour bien vous entourer. Les personnes ressources vous sauteront peut-être aux yeux, comme ça a été le cas pour moi au début avec ma voisine bouddhiste et ma kinésiologue. Mais il y a aura aussi des personnes ressources que vous ne connaissez pas encore et que vous devrez trouver. Comme ça a été le cas pour mon médecin acupuncteur. Soyez à l’écoute de vos besoins, de ce que vous ressentez. Les bonnes personnes se présenteront sur votre chemin au moment où vous en aurez besoin. Mais vous devez agir. Chercher. Vous renseigner. Entourez-vous des bonnes personnes et vous ne serez jamais seul.

 

4. Comment j’ai adapté mon alimentation

 

J’ai d’abord éliminé les sucres

Dès que j’ai appris pour mon diagnostic, j’ai éliminé tous les sucres de mon alimentation. J’ai bien dû perdre 6 kilos en trois semaines. J’ai pris cette décision sans même m’en rendre compte. J’avais vite appris que les cellules cancéreuses se nourrissent de sucres, et je n’ai pas réfléchi : j’ai du jour au lendemain éliminé tous les desserts, sucreries, pâtisseries, glaces, chocolat et autres joyeusetés. Cela m’a fait fondre comme neige au soleil, alors heureusement que j’avais quelques kilos en réserve ! J’ai continué ce régime sans sucres pendant pendant près d’un an et perdu quelque chose comme dix kilos. Je ne voulais pas nourrir les cellules malades avec de mauvaises choses. On peut dire que mon alimentation a changé du tout au tout.

Ce n’était que le début

Dans cet article, je me cantonne à mes cinq premières actions, donc je ne vais pas vous détailler tout ce que j’ai fait ensuite au niveau alimentation. Mais sachez que par la suite, et tout au long de mon parcours oncologique, j’ai inclus des jeûnes thérapeutiques, des cures de jus de légumes de la méthode Gerson, des litres de thé vert, des salades composées, beaucoup , beaucoup de légumes.

Le conseil que je me donnerais aujourd’hui

Il existe beaucoup de livres qui parlent d’alimentation anti-cancer dans les librairies. Mais avec le recul, je me conseillerais ceci : suivre ce que mon organisme me demande. Suivre le bon sens. Et surtout ne pas me prendre la tête avec des conseils à la noix comme : Il faut manger exactement 5 amandes par jour ! Non, je suivrais ce que me dicte ma petite voix. Mais j’éliminerai toute la malbouffe et les sucres raffinés, ça oui.

 

5. Et je me suis constitué un protocole de compléments alimentaires personnalisé

 

Entre les prises de sang et le thérapeute naturopathe

Qui a déjà eu un cancer sait qu’on se retrouve à faire des prises de sang sans arrêt. Mais du coup, vous pouvez vous servir de ces analyses sanguines pour déterminer quels compléments alimentaires vous conviendront. C’est comme ça que j’ai constitué mon protocole des compléments aliments anti-cancer personnel. J’ai étudié mes analyses de sang, j’ai pris conseil auprès de ma gynécologue naturopathe et je me suis amplement documenté sur les compléments alimentaires anti-cancer. Toutes ces actions m’ont permis de créer mon propre protocole.

 

Compléments anti-cancer

 

J’ai adapté ce protocole progressivement

AU fur et à mesure que j’avançais sur mon parcours de soin, j’ai pris certains compléments et en ait abandonné d’autres. En fonction de mes découvertes et selon mes besoins du moment. Je crois que je peux dire sans ciller que j’ai dû tester ou prendre 25 compléments alimentaires différents. Tout en faisant bien attention à chaque fois aux interactions possibles avec les traitements de type chimiothérapie. De ce que je me souviens, j’ai pris : des fragments ARN de Blejanski, de la vitamine D, des probiotiques, de la bromélaïne, du desmodium pour le foie, du propolis, du pollen de ciste, de l’homéopathie, du gingko biloba, du viscum album (qui est pris en injection sous-cutanée, pas oralement !), etc… Et j’en passe.

Le conseil que je me donnerais aujourd’hui

Vous l’aurez compris, à chacun son propre protocole de compléments alimentaires en fonction de ses besoins, du cancer, de son état, etc. Mais j’ai un conseil précieux que je me donnerais : acheter la bible ‘Cancer – Un accompagnement qui change tout’ des docteurs Ménat et Dumas. Une vraie pépite en terme de compléments alimentaires, d’alimentation et de conseils holistiques pour chaque traitement lourd ou type de cancer !

 

Alors ? Que faire quand on apprend qu’on a un cancer ?

 

Si vous avez bien lu cet article jusqu’au bout, vous savez maintenant que les cinq premières actions que j’ai entreprises quand j’ai compris que j’avais un cancer, ça a été : de décider de passer à l’action, d’accepter le cancer comme un défi, de stopper le sucre, de me constituer une équipe de personnes ressources et enfin de me faire un protocole personnel de compléments alimentaires. Mais je ne vous dis pas que vous devez faire exactement la même chose que moi.

Comme je l’ai déjà dit, chacun d’entre nous est unique. Mais j’espère vraiment que ce partage aidera à vous lancer et à comprendre que vous n’êtes pas impuissant, loin de là.

Alors écoutez votre petite voix et comme première action, je vous conseille déjà de télécharger mon petit guide dans lequel j’explique d’autres aspect de mon expérience 😉

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